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INFO

 

2003 - « L'espèce humaine est menacée »

 

L'astrophysicien Hubert Reeves a mal à sa Terre. Son livre dresse un état des lieux sans concessions de la planète et de l'inaction humaine. «Sauf sursaut majeur, notre espèce risque de disparaître», clame ce prof qui nous avait habitués à rêver.

 

Après nous avoir fait rêver des étoiles, vous nous ramenez à une difficile réalité terrestre (1). L'heure n'est-elle plus à s'enivrer ?
Il y a la belle histoire ! Celle que je décrivais dans mes livres précédents: l'évolution de l'univers, la croissance de la complexité, l'apparition de la vie... Cette vision du passé et de nos origines nécessitent ce regard vers le ciel. Mais on ne peut pas s'empêcher, en même temps, de regarder vers l'avenir. Non pas de l'avenir de l'univers, parce qu'il va bien, pas de l'avenir de la Terre, parce qu'elle va continuer à tourner autour du soleil et même pas de l'avenir de la vie, dont il est question, parce que la vie sur Terre en a connu d'autres ! Il y a eu des moments ou la température et la quantité de gaz carbonique ont été plus élevés. La vie s'est adaptée à des changements climatiques extraordinaires depuis quatre milliards d'années. Mais ce qui est menacé, c'est l'espèce humaine et les grands vertébrés.

 

Les conséquences du réchauffement demeurent encore en partie ignorées par le public. Comment faire comprendre que ce qui passe est important ?
Notre espèce est très menaçante pour les diverses formes de vie. Ce qui est très clair, c'est que la faune et la flore en général seront très différentes, dans l'avenir, de ce qu'elles étaient jusqu'en 1900. On le voit déjà avec le rythme effarant d'extinctions que nous avons pour le moment. Il y a 225 millions d'années, 80 % des espèces ont disparu; il 65 millions d'années, 50 % des espèces ont disparu: c'était alors des phénomènes naturels. La différence, c'est que si passe aujourd'hui est provoqué par l'activité humaine et se passe à une vitesse inégalée dans l'évolution. Mais ce n'est pas un phénomène incontournable. Un homme atteint d'un cancer peut refuser de se faire soigner. Notre malade, c'est la Terre. Et si on ne la soigne pas...

 

Vous évoquez à ce sujet une hausse possible de la température de quelques dizaines de degrés. C'est un scénario peu abordé par les experts. Agitez-vous un épouvantail ?
Ce scénario pourrait se produire. La météo et le climat sont des sciences difficiles. Ce que le groupement intergouvernemental d'experts sur le réchauffement climatique (Giec) fait, c'est de prévoir ce qu'il va se passer jusqu'à 2100. Soit, une hausse de deux à maximum cinq degrés de la température. Mais cela ne dit rien de ce que va se passer après ni quand cela va s'arrêter. Il y a des possibilités que cela continue encore longtemps. Nous ne sommes pas en désaccord avec le Giec. Nous continuons à voir ce qui pourrait se passer après. En particulier si le méthane contenu dans la toundra ou dans la calotte glaciaire se libère. Ce qui pourrait, dans un scénario catastrophe, accroître la température. On ne peut parler que de probabilité. Cela va monter de plusieurs degrés. Mais cela pourrait continuer. Le climat a été profondément perturbé par l'activité humaine. Il s'agit d'une intrusion très rapide qui change le futur. Quand on met quelque chose en marche que l'on ne prévoyait pas, cela peut avoir des effets en boucle qui peuvent emballer la température ou la faire tomber. Nous sommes dans l'aventure. Nous sommes des apprentis sorciers et nous avons déclenché des phénomènes physique dont il est très difficile de prévoir l'avenir.

 

L'objectif de Kyoto est-il suffisant pour résoudre ces problèmes ?
Kyoto est un tout premier pas. Ce protocole propose de diminuer de 5 % les émissions de gaz carboniques. Pour arrêter la hausse de température, il faudrait diminuer de 60 % ces émissions! Kyoto n'est qu'un premier pas timide et étalé dans le temps.

 

Comment s'y prendre pour atteindre ces 60 % de réduction?
Aujourd'hui, nous émettons huit milliards de tonnes de carbone dans l'air. L'océan et les forêts peuvent en absorber deux à trois. Cela laisse plus de la moitié libre dans l'air. Il faut diminuer de façon importante les émissions : cela signifie favoriser les voitures avec une basse consommation; stimuler les transports en commun et tout ce qui peut amener moins d'émissions.

 

Le nucléaire est présenté par ses défenseurs comme une solution possible pour limiter les émissions. Partisan du nucléaire il y a quarante ans, vous êtes aujourd'hui un farouche opposant. Pourquoi ?
J'étais pour au début parce que l'énergie nucléaire, c'est un million de fois plus d'énergie par unité : une tonne de pétrole équivaut à un gramme d'uranium. Le problème des déchets, des accidents des réacteurs, de dispersion de l'uranium et le terrorisme par rapport aux réacteurs n'étaient pas évidents au début. Un des avions du 11 septembre était destiné à s'abattre sur un réacteur. L'avion a raté son coup, heureusement. Cela change aussi la mise. Mais le principal ennemi du nucléaire, c'est son extrême impopularité. Il est devenu pratiquement inacceptable depuis Tchernobyl. Et puis nous savons que les réacteurs actuels ne peuvent utiliser que de l'uranium 235. Or, cet uranium sera épuisé avant la fin du siècle.

 

Cet argument est peu évoqué parmi les partisans du nucléaire...
Ils s'en gardent bien. On ne se vante pas de cela. La quantité d'énergie utilisée sur terre est équivalente à dix mille réacteurs. Il y a en fait 6 % qui proviennent du nucléaire. Supposons qu'on décide que 50 % de cette énergie viennent du nucléaire: cela représente 5000 réacteurs. Et bien, ces quelque 5000 réacteurs auront épuisé l'uranium 235 en une dizaine d'années ! C'est ridiculement petit. Il y a certes l'uranium 238. Mais nous ne possédons pas, aujourd'hui, de réacteurs capable de l'utiliser commercialement , sauf à l'état de prototype. Il faudrait donc une renaissance de ce type de surgénérateur qui n'offre pas encore les garanties de sécurité nécessaire. On pourrait dès lors arriver à deux ou trois mille ans puisqu'ils peuvent utiliser aussi le thorium.

 

Trois mille ans, mais c'est long ça...
Deux ou trois mille ans, c'est le temps qui s'est écoulé depuis les Egyptiens. A l'échelle de la communauté humaine, qui a cent mille ans, c'est aussi une solution à courte vue. C'est la raison pour laquelle je suis contre le nucléaire, parce que l'on est toujours à courte vue. Il faut miser sur une énergie durable à très long terme. C'est à dire renouvelable. Donc, plutôt le soleil.

 

En attendant, quelle politique alternative développer ?
Il y a des efforts pour développer le renouvelable, mais ils sont minimum et encrassés dans une bureaucratie invraisemblable. C'est pourtant l'avenir: une participation de l'Etat à l'élargissement des objets d'énergies renouvelables qui permettra de baisser les prix. C'est ce qui s'est passé avec la voiture. D'ailleurs, les prix baissent, mais ils ne baisseront pas assez vite si l'Etat n'intervient pas massivement. Des gens disent que le renouvelable ne pourra jamais atteindre la limite de 10.000 réacteurs: personne ne connaît l'avenir. Il y a des progrès, mais si on ne fait rien, cela ne se produira pas.

 

On parle de l'hydrogène comme l'énergie de XXI e siècle...
Ce n'est pas une énergie primaire. L'hydrogène ne résout pas notre problème majeur de fournir à 8 ou 10 milliards de personnes l'équivalent de 10.000 réacteurs.

 

Vous appelez à une sorte de plan Manhattan pour faire face à la pauvreté. C'était aussi l'ordre du jour du dernier Sommet de la terre, qui fut un échec...
C'est bien là le drame. Or, une des plus grandes menaces qui pèse sur la vie humaine, c'est l'inégalité des richesses. Une fraction faible de l'humanité, entre 10 et 20 %, utilise 75 % des ressources. Près de 80 % des humains sont dans une misère qui est une cause d'instabilité sociale majeure. Aucune solution aux autres problèmes ne pourra marcher si on n'arrive pas à contrer la tendance présente qui est à l'augmentation des disparités. Les salaires des plus riches sont de plus en plus importants par rapport aux salaires des plus pauvres. Dans les années cinquante, les 10 % des plus riches gagnaient 30 fois plus que les 10 % les plus pauvres. Ce chiffre a été multiplié par cent. C'est la tendance inverse à celle qui serait essentielle pour arriver à rétablir la distribution des richesses.

 

Comment mieux répartir ces richesses ?
Les Etats-Unis et l'Europe subventionnent de manière très importante leur agriculture. Des pays très pauvres comme le Mali ont commencé à investir dans la culture du coton. Les Etats-Unis ayant subventionné de façon importante leurs cultures de coton ont fait baissé les prix en-dessous de ce qui peut être possible pour les pays pauvres. C'est l'exemple type de ce qui ne faut pas faire. Autre exemple : l'Europe avait demandé une diminution des pêcheries dans la mer du Nord et dans l'Atlantique. Tous les pêcheurs s'y sont opposés. Mais ils doivent comprendre que si on continue à pêcher comme ça, l'épuisement des ressources halieutiques les mettra tous au chômage. C'est ce qui s'est passé au Canada autour des bancs de Terre-Neuve où cette industrie était florissante quand j'étais enfant. On s'est aperçu dans les années septante que la taille des morues diminuait. Et on a pêché plus de morues jusqu'au jour où on a constaté qu'il n'y en avait plus...

 

Quelques sceptiques persistent à remettre en cause ces thèses catastrophistes. Que leur répondez-vous ?
Ils doivent aller chercher les infos aux bonnes sources! Mon choix est vite fait entre ce que dit Bjorg Lomborg et les 2500 experts intergouvernementaux!. Les améliorations pertinentes que mentionne Lomborg n'intéressent que les pays riches. C'est vrai que la qualité de l'air s'est améliorée à Londres, Paris ou Bruxelles. Mais ce n'est pas vrai pour Bangkok, New Delhi ou toutes ces villes du Tiers Monde où la pollution s'accroît. L'espérance de vie augmente dans nos pays, mais ce n'est pas vrai en ex-Union soviétique ou en Afrique subsaharienne. Il y a eu des améliorations environnementales dans les pays riches, certes. Mais on ne peut pas humainement décrire la situation selon notre point de vue.

 

Vous reprenez dans votre ouvrage une citation d'Al Gore, candidat déçu aux présidentielles américaines, qui ne pouvait se résoudre, électoralement, à accepter le minimum requis par les scientifiques... C'est un message que vous envoyez aux politiques ?
C'est un message que nous envoyons à nous tous puisqu'on est d'accord pour penser que la démocratie est le moins mauvais système. Churchill disait: «C'est le plus mauvais, sauf tous les autres!» Mais la démocratie a un défaut fondamental, c'est qu'elle n'habitue pas à penser à long terme. Or, les problèmes dans lesquels nous sommes sont des problèmes à long terme. Une démocratie, c'est cinq ans. Nous parlons à cinquante, cent ans et bien plus... La façon d'être de la démocratie vis-à-vis d'un problème qui risque de vous faire perdre les élections, c'est de ne pas en parler ! Comment changer la démocratie en profondeur? Ca c'est une autre question.

 

Le politique demeure donc incontournable...
Tout cela doit passer par la politique. C'est très ennuyeux, mais c'est elle qui peut prendre des décisions importantes. C'est donc par appui massif, via les médias, en faisant passer le message que nous vivons une crise très grave qu'il faut réagir. C'est le but de notre livre. Tant que les gens n'ont pas réalisé cela, ils vont continuer à vivre comme avant : «business as usual.» On écoute à la télé et on s'apitoie. Puis, quand vient le temps de prendre une décision, la jonction ne se fait pas. En France, nous avons un président qui a fait de beaux discours sur l'avenir de la planète, la pauvreté, l'environnement. Cela ne suffit pas. Il faut que cela passe dans les faits par des actions concrètes. Et la Belgique, je crois qu'elle a discours assez vert, non ?

 

Moins depuis hier ! Les écologistes ont démissionné du gouvernement (2).
Ah...

 

La sensibilisation ne doit-elle pas passer aussi par des mesures... impopulaires ?
L'augmentation du coût de l'énergie sera un des principaux moteurs du changement. Cela va se passer à très court terme avec la diminution de la quantité de pétrole disponible. Aujourd'hui, on brûle quatre barils pour chaque baril puisé. On ne peut pas continuer comme cela. Les experts voient une très forte diminution de l'offre dans les vingt ans. C'est inéluctable.

 

Vous abordez l'alimentation dans votre ouvrage. Comment nourrir 9 milliards d'êtres humains en 2050 ?
On assiste à une diminution globale de la quantité de nourriture alors que la population continue d'augmenter. La révolution verte a été bénéfique mais a un prix que l'on va payer maintenant: l'utilisation massive d'engrais, de pesticides et la stérilisation de terres posent d'énormes problèmes environnementaux. D'autre part, la quantité de terres arables pour les moissons et les pêcheries sont en décroissance. Les biotechnologies ne seront sans doute pas la panacée. C'est d'abord un problème d'eau. Une grande partie de l'Afrique n'est toujours pas irriguée...

 

Vous évoquez l'engagement de chacun comme source possible de changement... Vous-même présidez une association, pourquoi ?
Le Rassemblement des opposants à la chasse (Roc) avait été fondé par la naturaliste Théodore Monod en 1976. Il est décédé il y a trois ans et j'ai accepté de prendre sa place à la condition de changer le titre de l'association. La chasse est utile dans certains cas pour réguler les populations. La chasse, c'est comme les pompiers : on y fait appel quand il n'y a pas d'autres solutions. J'ai accepté si le mouvement prenait un titre positif. C'est devenu la Ligue pour la protection de la faune sauvage. Je n'aime pas être contre, je préfère être pour. Nous nous occupons des pesticides, des produits qui sont mis dans les terres et qui empoisonnent les animaux,... Les dates de chasse nous préoccupent aussi. En France, les chasseurs représentent un gros parti et les hommes politiques les flattent en tolérant des choses illégales. Nous sommes régulièrement au Conseil d'Etat pour faire annuler des injonctions du ministère de l'Environnement.

 

Vous abordez la question de la sensibilisation, moins celle de l'éducation...
Peut-être aurait-on dû, c'est vrai. C'est l'éducation des enfants qui prime. Les enfants ont moins de préjugés. Et puis, c'est eux que cela regarde puisque dans cinquante ans, on ne sera plus là, mais ces enfants bien. C'est très important que cela soit aussi enseigné dans les écoles dès la maternelle.

 

Face aux constats que vous faites, l'univers a-t-il encore uns sens ?
C'est la question que cela pose ! Mon idée, c'est que les humains se sont trop rapidement décrétés être une espèce sacrée vers laquelle tendait toute l'évolution. L'évolution de la vie a amené l'apparition de dix millions d'espèces dont neuf millions ont disparu. L'espèce humaine se qualifie d'espèce supérieure. Mais je suis toujours méfiant quand on est juge et partie. Qui établit des critères de ce qu'est l'espèce supérieure sinon ceux qui se considèrent comme une espèce supérieure? La nature ne nous fera pas de cadeau si nous n'arrivons pas à vivre en harmonie avec elle. Elle nous éliminera au bénéfice d'autres espèces.

 

Mais cela ne remettra pas en question le mouvement de croissance de la complexité...
L'univers apparaît dans un état très chaotique, très désorganisé et au cours des millénaires on voit apparaître des structures de plus en plus organisées, des atomes, des molécules, d'une part; des galaxies et des étoiles, d'autre part. Et sur la terre, les petites amides avant l'aspiration d'espèces plus complexes, performantes, capables de faire des choses, ce qui ne veut pas dire meilleures. Cette histoire de la croissance de la complexité restera vraie que l'humanité soit encore là ou non. C'est simplement un changement des formes de vie qui apparaissent sur le Terre. Même si tous les animaux macroscopiques multicellulaires disparaissent et que l'on se retrouve avec des organismes monocellulaires, on peut très bien imaginer que l'évolution va continuer et que l'on va avoir à nouveau des espèces nouvelles : la vie est très inventive. Elle est toujours en train de bricoler et de former des nouvelles espèces. Ce qui se passe pour nous, c'est presque anecdotique par rapport à l'univers. Nous sommes une espèce capable de lancer des fusées et d'altérer son environnement, d'écrire des pièces de Shakespeare et de menacer la vie par nos performances. Si notre espèce disparaît, cela n'empêchera pas la vie de continuer.

 

Le sens est-il là ?
Je ne sais pas. Cela reste une question, pour moi, le sens. C'est la question religieuse qui existe depuis toujours. On n'a pas attendu les scientifiques pour se la poser. Y a t-il un Dieu ? Une morale ? Je ne pense pas que tout cela soit dû au hasard. Mais là, je suis au niveau de l'opinion, au sens de mon intime conviction. Je n'ai donc pas à la prouver. Je pense que cela a un sens, mais je ne sais pas lequel. Ce sens-là n'est pas nécessairement relié à l'apparition de l'espèce humaine en ce sens qu'elle pourrait disparaître sans que cela ne s'interrompe. On ne reviendra pas au bing bang, mais peut-être à ce qu'était la planète il y a un milliard d'années. La vie continue...

 

Existe-t-elle ailleurs, cette vie ?
Il faut un certain nombre de conditions : une température entre 0 et 100 º, de l'eau liquide, un bouclier contre le rayonnement cosmique. On connaît les conditions sans lesquelles aucune vie n'est possible. Prenons une planète qui aurait ces conditions, comme par exemple la Terre, il y a quatre milliard d'années. Est-ce que la vie y apparaît de manière plus ou moins automatique ou la probabilité de la vie est faible? Je répondrai que nous avons à notre disposition une centaine d'étoiles qui ont des systèmes planétaires. On ne peut aujourd'hui observer que des grosses planètes. Une planète comme la nôtre ne serait pas détectable avec la technologie contemporaine. D'ici une vingtaine d'années, nous pourront savoir si les autres systèmes planétaires ont également des petites planètes de type terrestre, des socles rocheux sur lesquels la vie pourrait se développer. Notre planète a une atmosphère d'oxygène parce que c'est la vie elle-même qui a transformé le gaz initial en une atmosphère d'oxygène. Si on trouve de l'oxygène ailleurs par absorption du spectre, ce serait donc un beau candidat pour penser qu'il y a de la vie.

Propos recueillis à Paris par CHRISTOPHE SCHOUNE

(1) «Mal de Terre», Hubert Reeves, avec Frédéric Lenoir, Editions du Seuil - Année 2003.
(2) Cet entretien s'est déroulé le 6 mai2003.

 

Source : Le Soir

 

 

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